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L’enfant et le TDAH

Que faire?


Se faire un cahier d’observations précises pour faciliter l’évaluation diagnostique Après avoir pris connaissance des informations dans la section «Que faut-il savoir?», vous avez l’impression que votre enfant a un déficit d’attention? En attendant de rencontrer votre médecin, prenez la peine de noter des détails afin de documenter votre dossier. Cela pourra vous aider à mettre en place des outils qui faciliteront la vie de famille.

  • Est-ce que votre enfant est agité lorsqu’il est trop fatigué ou à son réveil?
  • Est-ce qu’il est dans la lune lorsqu’il est fatigué ou à son réveil?
  • Qu’est-ce qui le calme (votre voix, une caresse, votre présence)?
  • Qu’est-ce qui l’agresse?

Notez bien les étapes de son développement, car le médecin vous posera des questions telles que l’âge à laquelle il s’est assis seul, a marché, a parlé, est devenu propre, etc.

C’est difficile? Par quoi commencer? Il faut choisir vos batailles. Trouver les points qui vous irritent. Travailler sur un ou deux points à la fois. En ciblant le comportement difficile, il sera possible de soutenir l’apprentissage de l’enfant pour qu’il puisse apprendre à agir différemment. Il faut lui expliquer à l’aide de phrases simples, faire l’action avec lui, l’encourager et surtout, lui montrer que nous sommes heureux quand il a ce nouveau comportement. Les enfants veulent nous faire plaisir. Ils ne font pas exprès pour nous faire fâcher.
    Observez-vous, avez-vous tendance à nommer à votre enfant ses erreurs? Il est primordial de l’orienter vers ce que vous voulez. Vous devez être précis. Chaque action nécessite d’être coupée en une suite d’actions simples. L’usage de tableaux décortiquant les routines et où l’enfant peut cocher les tâches réalisées favorise son autonomie, le rassure et vous évite de répéter. Simplifiez-vous la vie!

Les émotions Les personnes atteintes de TDAH ont les émotions à fleur de peau. Si on les compare aux enfants de leur âge, on constate souvent que les enfants atteints d’un TDAH manifestent de façon exagérée leurs joies, leurs peines, leurs inquiétudes. Il faut se rappeler que physiquement leur cerveau est différent de ceux des enfants qu’on dit «neurotypiques».
    Par ailleurs, des recherches démontrent que les tissus du cerveau se développent plus lentement si on les compare à ceux des autres enfants. Ainsi, l’enfant se comporte comme un enfant de 30 % moins âgé que son âge physique. Il ne fait pas exprès, c’est sa limite physique. Il faut l’accompagner selon ses besoins, l’aider, répéter et lui offrir un cadre de fonctionnement rassurant.
Le sommeil Le dodo n’est pas facile. La difficulté majeure est lors de la période d’endormissement. Certaines études démontrent que les personnes atteintes de TDAH ont de la difficulté à métaboliser les omégas 3 à longue chaîne qui sont des précurseurs à la mélatonine qui sert à l’endormissement. Toutefois, Brigitte Langevin, lors de ses conférences mentionne qu’en général, les gens connaissent les facteurs personnels qui les prédisposent au sommeil. Je vous invite à visiter son site Internet :
http://www.brigittelangevin.com/ .
Les habiletés sociales Un des points à garder en tête est le développement des habiletés sociales. N’oubliez pas que cette fragilité est intrinsèque aux difficultés reliées au déficit d’attention et qu’en étant un exemple pour votre enfant, vous l’aiderez à mieux interagir auprès de ses pairs.

Les transitions L’enfant atteint de TDAH n’a pas accès à une bonne mesure interne du temps qui passe. C’est pourquoi, il faut lui donner des moyens externes pour compenser. L’usage d’un sablier, d’une minuterie ou d’une horloge visuelle peut permettre de baliser le temps qui passe en le rendant plus concret. Notez que lors d’activités qui passionnent votre enfant, il sera important de lui faire réaliser que le temps passe, car il n’en sera pas conscient. Il sera déconnecté, comme dans une bulle hors du temps. Au moment d’interrompre l’activité, l’enfant peut alors réagir fortement. C’est dans cette optique qu’il est essentiel de le préparer à la transition. Si on lui accorde 30 minutes pour une activité, on l’informe qu’il reste 10 minutes avant d’arrêter, 5 minutes puis on interrompt. L’utilisation d’une minuterie avec sonnerie placée à proximité peut aussi devenir utile lorsque l’enfant est un peu plus vieux. Si l’enfant tente d’allonger la durée et que nous ne sommes pas d’accord, on lui retire les minutes de trop sur la prochaine séance. Il est important d’être relativement constant pour de meilleurs résultats.




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