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L’enfant et le TDAH

Que faut-il savoir ?


L’évolution du TDAH… Le TDAH apparaît généralement avant l’âge de 5 ans. Pourtant, dans la plupart des cas, le diagnostic ne sera posé que vers 6 ou 7 ans, soit lors de l’entrée à l’école primaire.
Un diagnostic difficile avant 5 ans L’agitation motrice et l’inattention sont fréquentes chez les petits enfants. Elles font partie intégrante du développement psychomoteur normal et ne sont pas nécessairement problématiques. Certains symptômes précurseurs d’un véritable TDAH peuvent être présents à cet âge. Toutefois chez le petit enfant, le diagnostic est toujours difficile et une grande variation des symptômes impose la prudence. Nous devons nous assurer de l’évolution et de la persistance des symptômes après 7 ans pour confirmer le diagnostic.
Une évaluation globale de l’enfant est essentielle, car certains symptômes semblables à ceux d’un TDAH peuvent refléter des causes diverses. En effet, des problèmes de santé physique peuvent produire les mêmes symptômes que le TDAH. Aussi, certains problèmes de santé mentale, tels que la dépression ou l’anxiété, peuvent parfois présenter les mêmes symptômes qu’un déficit d’attention. Il est donc important de consulter un médecin afin de réaliser un bilan de santé complet et ainsi, favoriser une intervention efficace.

Bébé hyperactif? Oui, il existe des bébés véritablement hyperactifs, mais ce n’est que lorsque l’enfant est plus grand que l’on posera le diagnostic. On tiendra alors compte de l’historique des signes déjà présents du TDAH. Les parents observent souvent des troubles du sommeil : le bébé s’endort difficilement, se réveille facilement, souvent en hurlant et plusieurs fois par nuit. Il bouge aussi beaucoup dans son sommeil, fait peu de siestes, hurle quand on le pose dans son lit. Bébé change aussi d’humeur sans raison; il hurle puis devient tout à coup calme. Il sourit peu et regarde rarement sa mère. Dans les bras de maman, il a tendance à se tortiller, à toucher à tout. Dès qu’il en a les capacités physiques, il rampe partout et on doit constamment l’avoir à l’œil. Il est stimulé par le bruit et la lumière, puis on doit l’occuper en permanence. Bien que ces observations puissent être notées, elles ne peuvent confirmer un TDAH puisqu’elles peuvent diminuer avec la maturation de l’enfant ou correspondre à un diagnostic différent.

L’hyperactivité se confirme après 2 ans L’agitation psychomotrice s’accentue avec l’âge et facilitera le diagnostic. On observe que l’enfant a du mal à rester en place sur sa chaise haute, tente d’y monter ou de descendre par ses propres moyens, puis tombe souvent. En voiture, il a du mal à rester en place dans son siège, cherche à ouvrir la porte ou la fenêtre et dort rarement pendant le trajet.
Au niveau du comportement, on observe : des colères avec difficulté à se défâcher, une tendance à être intolérant aux frustrations et des changements d’humeur rapides. Le tout est combiné à un niveau de turbulence plus élevé que la moyenne.

La médication avant 6 ans? La littérature indique que la médication est moins efficace chez les enfants de 6 ans et moins et que ses effets secondaires sont plus grands. C’est pourquoi les médecins auront parfois tendance à retarder de médicamenter le jeune enfant. Toutefois, lorsque celui-ci souffre trop et qu’il est menacé d’expulsion de son milieu de garde, il arrive que le médecin privilégie la prise de médication, car elle s’avère un moindre mal.

Être attentif, pas si simple… Être attentif implique d’oublier ce qui se passe autour de nous pour se concentrer sur notre tâche personnelle. L’enfant atteint de TDAH aura tendance à se disperser, c’est-à-dire à manquer de capacité pour couper toutes les stimulations qui atteignent ses sens. C’est pourquoi, il finira par décrocher, puis donnera priorité à un des stimuli externes présents. Pas toujours celui à prioriser toutefois!

Le TDA Les enfants qui souffrent d’un déficit d’attention SANS hyperactivité sont souvent moins remarqués, car l’hyperactivité n’est pas présente. Ces enfants souffrent néanmoins de leur affection. Les enfants atteints sont incapables de se concentrer plus de 10 minutes sur leur lecture, oublient, perdent leurs effets personnels, sont en retard… Cela se produit sans que le jeune ne puisse en faire autrement. L’adulte doit alors soutenir cet enfant par l’entremise de stratégies favorisant des aides externes. Nous éviterons alors que l’enfant soit puni à répétition et cela préservera une bonne estime de soi.


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